MORPHO-LIFE Vs ICON

Les études marketing de STORYMIND ont mis à jour une tendance forte dans le storytelling des marques et des médias: la MORPHO-LIFE.

 

Le pitch?: les consommateurs sont de moins en moins prêts à s’inspirer des icônes pour satisfaire leurs désirs. Le miroir de soi devient plus touchant que l’archétype idéalisé. L’écoute de soi prime sur le rêve par procuration.

 

La pop-culture (qui a toujours une longueur d’avance) le montre. Les succès récents de Bigflo & Oli ou Eddy de Pretto surfent sur le même terrain: les singularités sincères et assumées qui humanisent. Ils nous font partager leurs ressentis personnels sans tabou, leurs doutes, leurs ratés. Dans cet esprit, Big Flo & Oli ont diffusé une web-série sur les coulisses de leur tournée. Ils y font partager leurs ressentis, leurs doutes, leur quotidien, leurs ratés. Bref, Big Flo & Oli c’est un peu chacun d’entre nous.

 

Pour les marques, la tendance est du même ordre avec des incarnations plus réalistes et vivantes! On passe du « pouvoir-acheter » au « savoir-être ». Les marques ont tout à y gagner en sympathie et en engagement:

 

Territoire 1. Les projets réalistes dans la vraie vie. Par exemple, Emporio Armani montre sa collection printemps-été 2018 avec des anonymes dont on raconte la vie et les passions avec humour. L’appropriation compte plus que l’inspiration.

Territoire 2. Les imperfections physiques assumées. Par exemple, la campagne Diesel «Go with the flow» nous montre à quel point être soi c’est se sentir vivant.

Territoire 3. La liberté de choisir son parcours. Par exemple Skoda et Uber valorisent des parcours de vie affranchis et libres: «Tracez votre propre chemin».

 

Que retenir de ce story box ? L’expression singulière a pris le pouvoir sur les modèles universels. Le micro l’emporte sur le Macro.

 

Bien raconter son époque, c’est d’abord la comprendre!

 

Jean-Emmanuel Cortade de la Saussay

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